| Une fleur sait-elle qu'elle est belle? |
Ce que je veux dire, c’est que je
t’aime plus que tout, toi, mère divine qui a mis la table sur Terre et tout préparé pour
que ma vie soit passionnante, frustrante, enrichissante, remplie d’imprévus et de défis à relever.
J’ignorais l’importance de ton pouvoir dans
cette pièce de théâte qu’on écrit à plusieurs mains, les miennes et les
tiennnes. Sans ce pouvoir de femme, l’inspiration et l’amour du père céleste ne
demeureraient que vent sidéral.
Quand tu m’amènes dans les repairs douloureux
de mes excès, je pleure et je rage mais je dois admettre que je ne changerais
pour rien au monde le spectacle qu’on prépare ensemble. Certains tableaux sont
cruels et je voudrais les changer. Difficile sans aussi changer de regard, sans
juger, d'accepter mes contradictions, mes intentions malhonnêtes et ignorantes; impossible surtout sans admettre que j’en suis responsable, consciemment ou non.
La lucidité m’empêche pourtant de m’égarer car
cette grande prêtresse sait que dans l’ombre se cache la lumière et qu’enfin
peut-être la joie sortira de la douleur.
Aujourd’hui, One of the Ones m’a révélée qu’elle
est l’ultime dimension de qui je peux être, celle dont la mission de vie consiste à
aimer et à chérir… Si simple.
7 sept. 2013