mercredi 5 février 2014

LAC MAUVE SUR JUPITER


J’ai suivi le parfum de mon amie Tulsi pour te guider
Elle nous a attirées vers un arbre ascenseur
Qui descendait toujours plus haut
Vers Jupiter qui t’a invitée
En sortant, une marée de basilic sacré
Brillait dans la lumière, riant
De vraies fillettes heureuses
D’avoir de la visite d’ailleurs.
Elles t’ont montré à voler à fleur de feuilles
Puis t’ont menée vers leurs grandes soeurs
Celles si jolies, toutes en fleur
Qui t’ont présenté un miroir
Pour te faire voir la beauté de ta propre floraison
Elles t’ont remis un bracelet de lumière
Garni de leurs feuilles d’une intensité
Qu’on ne voit que là-bas

Puis nous t’avons guidée vers Grand-mère Tulsi
Qui vit près du lac mauve, le Grand Lac de la Sagesse.
Rencontre sobre d’un grand maître qui dit à l’élève:
 "Tu dois maintenant partager la sagesse qui t’habite;
 Va, retourne à l’ascenceur, tu retrouveras ton chemin."
L’ascenseur de lumière, fusionnant avec la tienne,
Commence à remonter sans bouger,
Imprégnant aux murailles au passage
Tes codes illustrés dont les mondes ont besoin.
Aucun mur ni porte ne te limite.
Dans le vie ici que tu n’avais jamais laissée
Il ne te reste qu’à danser autour de Tulsi
Chaque fois que tu la vois
Donne-lui quelqu’essentielles gouttes d’eau
Bénies par l’amour que tu lui portes
Aux joies et aux savoirs partagés

Ottawa, 5 fév. 2014

MIRACLE


CAN'T KILL A FLOWER THAT DOESN'T WANT TO DIE

Tired mind
Twisted heart
Hurting for closing too soon
Sadness weighing on the chest
Legs hurting
The flower is bruised and cracked.

Where is the gem of all gems tonight?
The philosopher’s stone
The supplier of youth and moisture?
It still must be shining somewhere
But the purple cat is blind.
Connections won’t happen.
The dream of all possibles dried up.

What if the plane of resistance
A cloud, a fleck of illusion,
Was caught in a web of anxiety.
How could imagination have run dry?
Is it possible that the sun, too hot
Killed the flower that wanted to bloom in its light?
The sun needs to burn to be the sun
Yet its ardent rays
Ignorant, can kill before petals unfold.
Fortunately, mature plants hold seeds of new life,
May the breeze carry them

Where hospitality reigns.

LA VRAI SOUVERAINETÉ




Comme l’automne qui s’installe
Au sommet des arbres et sur le dos des herbes basses
La sagesse des temps anciens revient
Et jaillit des âmes, toute fraîche,
Purifiant les couloirs sombres de l’inconscient
Désormais plus d’anges ni de démons
Plus d’opresseurs ni de femmes soumises
Plus d’agresseurs ni de victimes
Plus de prêtres, de politiciens, de terroristes
Plus d’agents doubles ni de fauteurs de troubles
Que des êtres libres
Qui se côtoient
Connectent
S’aiment
Librement
Sans jugement

Ottawa, le 8 octobre 2013

VIDE, OMBRE ET LUMIÈRE


Quand l’espace devant moi
Reste blanc, vide
Je pique du nez
Perds l’équilibre
Me juge coupable, incompétente
Inutile, sans valeur

Qui est ce Je sans joie, sans compassion?
Cette voix vient de partout
Remplis le vide, salit tout

Elle est comme une danseuse de claque
Qui soulève l’anxiété et la peur
Encore et encore
Comme un vent qui enflerait des vagues
Pour créer un ouragant méchant

Une autre Je cherche le silence au-delà de cette voix
Retombe dans l’espace blanc… ou noir
Silencieux, en attente
Soudain un parfum curieux ouvre une porte
Et 10,000 rayons de soleil entrent
Pour me réchauffer, pour me rappeler
Que j’ai tous les choix quand je retrouve le fil
Qui tisse ma vie en va et viens
Sans logique, en bourasques d’amour
Ou en brises douces
Je me sens comme une enfant
Qui reçoit sa première communion
Avec l’infini. Et l’infini, finalement, c’est encore moi
En moi

Ottawa, 5 fév. 2014