Quand la poésie appelle
Qui trouve-t’elle
Assise à son clavier
Un soir après un film
Après une recherche sur Internet?
Que trouvera-t'elle?
Une quête, un inconfort
La conscience que la réponse
N’est inscrite nulle part sauf
Dans mes lignes sans rimes
Laisseront-elles monter à la surface
Une bulle parlant d’interfaces
De souvenirs à libérer des catacombes
D’amours insoutenables
De sourires innocents
Souris pour sourire simplement
Sans raison que la raison ne peut
comprendre
Quel continent veut sortir des
lymbes
Ces lymbes qui torturent
L’immensité considérablement
inconfortable
Du je ne sais pas qui je suis ni où
je vais
À moins de me perdre dans
Le silence de l’amour qui ne donne
jamais
De direction d’avance
Qui force à sortir des sentiers
battus
Pour aller voir plus grand, au-delà
de la peur
Des je ne peux pas, je ne sais
pas, je ne veux pas
J’ai l’impression que tout ceci
serait acceptable
Si j’étais devant une toile à
peindre
Mais celle qui veut tout savoir
d’avance
S’impatience, juge, critique, mutile
La source de vie impérieuse,
curieuse, ingénieuse
Et c’est déjà l’heure d’aller au lit
Sans réponse et étrangement
satisfaite
Que le mystère, ce soir, ne se soit
pas révélé
Gardant ses secrets pour demain
Et préservant le mouvement
D’envahissantes faussetés.













