Toutes les forces occultes ne sont
pas noires
Mais celles qui le sont profitent de
l’ombre
Pour cultiver la méfiance, le doute,
la peur
Pour manipuler les faibles, les
crédules,
Les mal-aimés et les malades de l'âme
Ils leur donnent les moyens d’activer
Les pires crimes contre l’humanité
Puis se servent d’eux pour se
blanchir
Et berner le monde
Semer la confusion, renforcer les
séparations
Formenter toutes les guerres
Nous faire oublier notre lumière,
notre pouvoir
Notre immensité et notre
immortalité
Creuser en soi pour trouver la
lumière
Observer nos démons
Nos désamours et nos grandeurs
Ou se laisser bercer d’inanités
endormantes
Est un choix de tous les instants
Une responsabilité de conscience
Droite, courageuse, impertinente
De nos voix intérieures pures et
sans jugements
J’emmagasine les images, les
impressions
Je deviens lasse d’écouter mes sens
Les silences de plus en plus long
Sont-ils plus calmes ou bruyants
qu’avant?
Les déesses on soif de me voir enfin
Dans ma robe de naissance, dans ma
robe de pouvoir
Elles veulent me lire et entendre ma
voix
La tienne et celles de tous les
autres
Qui avancent aveuglément,
penses-t-ils,
Mais avec l’intelligence originale
Si bien cachée en eux que peu la trouvent
Bien que des millions la soupçonnent
Regard vivant, regard vaincoeur
Sur mes seins resplendissants malgré
l’âge
Mes cheveux gris et blancs
Et la gravité
J’ai franchi la montagne, le froid
et les obstacles
Le feu me dévore maintenant
Mais m’amène à la lucidité, au
détachement
Je suis tous les possibles même
quand j’en doute
Regardez-moi, regardez-nous
Nous sommes les poètes qui
s’affirment
Les artistes qui s’affichent
Les guérisseurs d’âmes, de coeur et
d’os
Les amoureux qui aiment contre toute
certitude
Avec la vie qui vit en eux, en elles
Boutons d’or nucléaires
Nous pouvons faire sauter la planète
de nos passions
Pour la sauver
Sans s’excuser, sans se gêner
Pour nous rappeler que la vie est
courte, précieuse
Imprévisible, douloureuse parfois
Mais qu'elle avance envers et contre tout
Mais qu'elle avance envers et contre tout
Avec ou sans nous.
5 avril 2015, 2h01
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